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Programme et sécurité

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Programme et sécurité

Message par Eric à alésia le Jeu 13 Sep - 20:40

Ce sujet est issu du précédent forum. Toutes les contributions qui l’accompagnaient ne sont peut-être pas reproduites ici mais il peut à nouveau être enrichi par votre participation.

Jacques 30 mar 2010

Bonsoir,

Je voudrais aborder un sujet un peu délicat : l'évaluation des possibilités d'un bateau comme le Start 6 ou le Bahia.

Je m'explique : quand j'ai commencé à naviguer, on disait qu'un bateau de 4e catégorie (comme le Corsaire) ne pouvait naviguer que dans un périmètre limité, par exemple entre Loctudy et le Croisic en bretagne Sud, et qu'il fallait un bateau de 3e catégorie (Mousquetaire, Muscadet) pour, toujours au départ de bretagne Sud, pour gagner soit La Rochelle, soit l'Iroise ou la bretagne nord, voire traverser la Manche !

Or, le Start comme le Bahia étaient, à ma connaissance, homologué en 4e catégorie ... ce qui n'a pas empêché Eric d'aller aux Scilly.

Par comparaison, le Kelt 6.20, de même taille et du même architecte, était homologué, lui, en 3e catégorie : il est vrai qu'il est un peu plus lourd, essentiellement en raison d'un lest plus lourd, avec plus de tirant d'eau (bateau à quille).

Qu'en pensez-vous ?
A bientôt
Jacques

NB : je sais que la notion de catégorie de navigation a disparue actuellement ... donc je ne suis pas sûr que cela puisse être un critère valable !

Eric à Alésia 30 mar 2010

Effectivement, le Kelt était en 3ème car quillard, avec un plus grand rapport de lest et aussi un surbau d'accès à la cabine plus haut.

En achetant un Bahia, je ne le croyais pas capable d'en faire autant et pourtant, pour peu qu'on fasse attention la limite du bonhomme en fatigue est atteinte avant celle du bateau en sécurité.

Son point faible est son instabilité dans une mer bien formée (disons agitée à forte correspondant à la météo annoncée; jamais facile d'estimer la hauteur des vagues ou de la houle).
Comme il est léger c'est un peu rodéo à bord et il faut avoir l'envie, la forme et la ténacité de s'accrocher.
Au près contre la mer le manque de puissance est évident:
Il faut réduire pour ne pas se vautrer et à cause de cela les montées sont plus difficiles ou les claques plus freinantes.
Au portant avec une mer de l'arrière ou trois quart arrière, le boulot à la barre est sérieux pour contrer les embardées.
Dans cette situation je n'ai pas tenté de naviguer sous foc ou TMT seul (parce que je ne le sentais pas trop de lofer pr affaler la GV  mais peut-être que cela marche mieux.

Dans des conditions de mer sérieuse, il faut plus encore faire attention à l'équilibre des voiles et porter la toile du temps pr préserver le canot; alors il mène son bonhomme de chemin sans souffrir et c'est la condition indispensable.
Pour rehausser le surbau, j'ai transformé le panneau de descente en deux parties et celle inférieure de la hauteur des bancs de cockpit est verrouillée dès qu'il y a de la mer afin de limiter une entrée massive d'eau.
Naviguant souvent seul quand je fais de la route, pr éviter que le canot ne soit trop léger, je ne me limite pas en provisions, eau, essence et équipement pour pouvoir (presque) tout réparer à bord.
Bien sûr par petit temps j'avance moins vite mais je ne suis pas pressé.
Dans les conditions difficiles rencontrées, je ne me suis jamais senti en danger puisque le canot ne souffrait pas, j'ai juste du faire demi-tour une fois au près contre la mer puisque je n'avançais pas.
Finalement, avec toutes les précautions d'usage, le canot est très sûr et je suppose que le Start6 l'est autant, le seul inconvénient est la fatigue du rythme a supporter mais avec une (je l'espère) assez bonne connaissances de mes capacités et la volonté c'est un régal.
Si j'avais le temps, je partirais beaucoup beaucoup plus loin avec ce petit canot...puisqu'il est déjà préparé pour

Martin 31 mar 2010

Je trouve la réponse d'Eric très pertinente en ce qu'il insiste sur les conditions de mer plus que sur la distance, et en soi c'est bien là que se trouve la limite. C'est le vent, l'allure et surtout l'état de la mer qui me semblent déterminer le programme. Le Hongrois qui a tourdumondé sur un dayboat de 6m l'illustre bien, d'après moi: tant que tu n'es pas au-dessus de tes moyens, en fait pas mal de trucs sont faisables.

Tiens, c'est d'ailleurs l'occasion de lire votre avis plus expert que le mien sur mon programme de cet été en Bahia et ses limitations: les îles éoliennes. Eloignées de max 16 milles nautiques, je ne sors pas à partir de 5 Bft, navigation de jour et toujours à vue (sauf à Stromboli pour les éruptions en nocturne), vents dominants favorables, en moyenne deux jours au-dessus de 4 Bft en août selon les moyennes météo (et donc état de la mer a priori favorable), programme de navigation très adaptable, sauts de puce ou journées de navigations entières, bateau OK, GRIB + Navtex. Ah oui, mer à 28° et air à 35°... Qu'en pensez-vous ? Prudent ? Trop ambitieux ?

Eric à Alésia 31 mar 2010

Salut Martin

Avec un programme idéal comme tu le présentes cela ne me parait pas un projet trop ambitieux, en tout cas pas pr le canot.
Comme je ne connais rien à la Med, les autres sauront je suppose t'en dire davantage concernant d'éventuels risques météo et s'ils connaissent la zone, les abris possibles.
Des étapes maxi de 16 miles sont toujours faisables pr le canot même avec de mauvaises conditions (même s'il faut parfois une grosse poignée d'heures pour faire la route).
Ce à quoi il faut réfléchir ce sont plutôt à tes capacités et à celles de ton équipage ainsi que votre envie et volonté.
Quitter le continent pour rallier des iles n'est jamais anodin (c'est pour cela que c'est magique!) car cela entraine un isolement, la nécessité de devoir compter sur ses ressources propres et impose le retour même si les conditions sont moins idéales.
La réussite de ce projet que je te souhaite dépendra davantage des critères humains que techniques.
Concernant la situation géographique, j'en appelle aux spécialistes!

Jacques 31 mar 2010

Bonjour à tous,

Tout d'abord, merci beaucoup pour ta réponse, Eric, qui fait bien la distinction entre les limites du bonhomme (la fatigue) et celles du bateau.

Il est sûr qu'il n'est pas évident de fixer les limites d'un bateau : la stabilité "ultime" pourrait être un critère, mais il semble que ce soit vraiment une affaire de spécialistes (il existe une norme ISO avec un indice de stabilité, le STIX, mais j'avoue ne pas y avoir compris grand chose !). La "talent" de l'architecte doit aussi avoir une grande importance, et il semble que la réputation de Ph Harlé n'était pas usurpée. !

Rêvons un peu, Eric : imaginons que tu veuilles traverser le golfe de Gascogne (ou aller plus loin) avec ton bateau : apporterais tu des modifications (insubmersibilité ou autres) ?
Merci d'avance et à +
Jacques

Eric à Alésia 31 mar 2010

Invitation à rêver

Traverser le golfe de Gascogne (en été, pas fou quand même) n'est pas un rêve mais un projet reporté (le canot tel quel en est capable) plutôt pour des questions pratiques parce que je sais que ma skipette qui me retrouve en aout n'apprécierait pas trop une remontée forcément au près... donc il me faudrait aller chercher la voiture et la remorque: faisable mais un peu compliqué.

Pour rêver vraiment et partir loin je ne ferais pas grand chose de plus sur mon canot mais j'aurais deux problèmes à résoudre (pas insurmontables non plus):

- Trouver la place pour stocker assez de provisions et d'eau.
- Trouver une source d'énergie pr m'assurer l'alimentation des feux de route: selon le programme un petit panneau solaire ou plutôt une éolienne (moins facile à caser sur un petit canot).

L'insumbmersibilisation, comme d'autres j'y ai pensé mais je crois que je laisserais tomber car elle entraine la contrainte très forte de perdre énormément de volumes et les mieux placés pour le centrage des poids. Quand aux volumes autogonflables, certes, ils maintiennent le canot à flot (tant qu'ils restent gonflés) mais interdisent tout accès à de nombreuses zones et donc toute possibilités de réparation.
Je préfèrerais je crois prendre le risque de remplir d'eau en partie le canot et avoir de quoi et accès à une réparation.

Éventuellement je renforcerais par stratification intérieure l'étrave jusqu'au brion pour pouvoir monter sur un obstacle immergé sans trop de danger et j'adopterais sans doute également un système de fusible (dans le style de celui d'Yves) sur le bout de dérive, peut-être aussi renforcerais-je le bord d'attaque de la dérive.
Tout le reste est suffisamment fiable, il faudrait juste que je ré-apprenne à utiliser un sextant.

Alors pour rêver, avec plein de temps devant moi, je verrai bien un départ début mai pour faire cap au NO, tant que la mer voudra de moi ...

Jacques 31 mar 2010

Merci pour le rêve, Eric, mais je ne voudrais surtout pas t'inciter à prendre des risques ...

Bonne soirée
Jacques
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Eric à alésia

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