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Mâtage en solo

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Mâtage en solo

Message par Eric à alésia le Lun 17 Sep - 21:14

Ce sujet est issu du précédent forum. Toutes les contributions qui l’accompagnaient ne sont peut-être pas reproduites ici mais il peut à nouveau être enrichi par votre participation.

Eric à Alésia 24 juin 2008

Je vous en avais déjà parlé à l'avance, alors voici le fruit de mes bricolages.

Le sujet du mâtage est récurant sur tous les forums et contient trois problématiques:

1- La liaison mât/pont
2- Le relevage du mât
3- Le contrôle latéral.

1- Liaison mât/pont

Sur mon Bahia, la liaison est réalisée par les deux pièces moulées en alliage d'aluminium suivantes:

- Le pied de mât formant une articulation chape à l'arrière.

 

Cette articulation n'est pas très fiable car en plus du jeu important entre chape et tenon, les trous des deux pièces se sont ovalisés avec les années.
Lors de la manœuvre de mâtage ce qui devrait être une liaison pivot est du coup une rotule et donc le mât à tendance à tourner autour de lui même ce qui fait monter un peu plus la pression...
La solution existe d'origine sur de nombreux bateaux, flamands notamment ou sur les Etap: les jumelles de mât.
Le problème c'est que pour en fabriquer, en plus de se décider à percer le mât d'un gros trou transversal, il faut gérer les réas de drisse si elles sont intégrées au pied de mât.

Après avoir cogité longtemps, voilà la solution que j'ai trouvée, que j'ai dessinée et qu'un collègue métalo à bien voulu me fabriquer.
Cette articulation est constituées de deux pièces en acier formant coquilles sur le mât et serrées par des boulons. (les coquilles sont revêtues de moquette collée sur leur face intérieure)
Leur base s'articule sur une chape (chape arrière de vérin récupérée, en alliage d'aluminium).
Un axe d'articulation traverse le tout passant dans des petits paliers en téflon (le tout récupéré aussi).
Après mâtage le total est démonté et ne reste sur le pont que la chape en alu.
Avec des images cela sera plus clair:

     

Faute de tirant d'air suffisant (le bateau est sous un auvent et la rue pleine de fils électriques dans tous les sens!) je n'ai pu mettre en place le système sur le mât debout et j'ai donc du réaliser un gabarit en bois du même profil au demi mm près.
Avec ce système la liaison est vraiment bonne maintenant sans avoir percer le mât et elle participera vraiment au maintien latéral pendant le dressage.

-2 relever le mât

L'important est de partir d'une position déjà bien incliné par rapport à l'horizontale rendant ainsi efficace une traction sur un bout.
J'utilise pour cela un support en bois de 2.5 m (qui reste dans la voiture une fois le mât en place).
Il est constitué d'un chevron sur lequel sont fixées des sortes de paumelles s'enfilant sur les aiguillots du safran.
La partie supérieure constitue une chape traversée par une tige filetée.
Sur cette tige fileté est enfilé à force une petit morceau de tuyau caoutchouc, et sur le tuyau, un petit morceau de tube d'alu avec un léger jeu.
Enfin sur le tube d'alu un morceau de mousse d'isolation pour tuyauterie.



Le relevage du mât se fait très facilement en l'aidant un peu au démarrage depuis le cockpit tout en tirant sur le bout d'un palan d'écoute frappé sur la drisse de foc et sur le point d'amure de celui-ci.

Pour des mâts plus lourds, existent des systèmes de chèvre ou bigue soit bricolées avec le tangon soit d'origine comme sur le Viva je crois.
Vu le poids du mât du Bahia cela est vraiment superflu.


3-Le contrôle latéral

C'est là que tout se complique...

Un impératif déjà: toujours être bout au vent!

-Première solution: un équipier fiable en pied de mât pour empêcher le dévers

- Seconde solution: Un équipier qui contrôle tenant (reprenant) deux bout passant dans les avales-tout d'écoute de foc et reliés à une drisse ou balancine de tangon.
Le contrôle est nécessaire car très peu de bateau ont les avales-tout à la hauteur de l'articulation du mat et donc la longueur varie.

-Troisième solution: des haubans articulés à la hauteur de l'articulation du mât comme bien décrit dans ce fil d'HEO
http://www.hisse-et-oh.com/forum/index.php?action=detail&id_message=87123

Le problème de ce système est qu'il impose de recouper les haubans Triste et de trouver la pièce rigide...
De plus cette pièce et les liaisons qui la concernent sont structurelles car elle doivent encaisser les efforts de maintien du mât sous voile.

Pourtant lors du dressage du mât les efforts d'équilibrage sont bien faibles alors...?

-Quatrième solution: Un beau bricolage comme beaucoup en ont tenté, comme par exemple celui du précédent propriétaire du Start6 de PYCH (que je remercie bien encore au passage):




Seulement en plus d'être incomplet, le système n'inspire pas trop confiance à PYCH et il a bien raison


-Cinquième solution: enfin mon bricolage!
Là pas d'explication juste une image qui les contient:


Sauf que ceci est encore théorique faute de pouvoir mâter sur la remorque dans la cour

Mais j'ai toute la quincaillerie prête pour pouvoir installer cela pile/poil dès que le mât sera debout.
Avec ce principe il n'y a plus besoin de contrôle latéral. Il faut juste pour le Start6 (qui n'a pas de rail de fargue) prévoir deux cadènes (des pontets peuvent suffirent) sur chaque bord.

- Sixième solution: la votre! que j'attends avec curiosité

Milo 24 juin 2008

Pour éviter les dévers je me sert des drisses de génois et de spi, frappées sur le bas des chandeliers. Leurs longueurs sont réglées une fois pour toutes en début de matage, pas besoin d'y retoucher pendant la manœuvre.
Je ferai des photos début aout de mon mode opératoire.

Start6valence 25 juin 2008

Pour Le contrôle latéral, j'avais pensé au même systeme de cordes en pate d'oie.
Je me suis donc confectionné un modele que je n'ai pas encore essayé. Pas facile de calculer les bonnes longueurs.
Sur le start il n'y a pas de rail de fargue je suis donc obligé de m'accrocher plus à l'avant et cela va resserrer un peu l'angle.
Pour hisser je prends le palan d'ecoute de grand voile et la drisse de spi. C'est simple et cela ne demande pas d'effort, pas besoin de gros biscotos, mais plutot un bon oeil pour surveiller les cadenes.
Je pense fixer le triangle de maintien lateral sur la drisse de foc.
(sur la drisse de balancine pourquoi pas, ca ne devrait pas trop forcer).

En parlant de cadenes j'ai entendu dire que certains utilises des brins de laine pour tenir provisoirement les haubans en place

Eric à Alésia 25 juin 2008

Je ne connais pas le truc des brins de laine mais pour avoir lu avant de pratiquer j'avais prévu un petit morceau de mousse d'isolation de tuyau a coincer dans la cadène pour maintenir le tout en place.
Finalement je ne m'en sert pas car les ridoirs se redressent naturellement lors de la montée du mat, (ce qui ne m'empêche pas de les surveiller).


Yves 27 juin 2008

bonjour

apres differents essais, j'ai conserve cette methode simple
1-je met le mat dans cette position. le mat repose sur la barre verticale sur laquelle est enmanche un u en pvc.
2-je renvoie la drisse de foc depuis l'etrave au bloqueur,winch et moi.
3-je met place au pied de mat, je souleve le mat et reprend la drisse au fur et a mesure.
yves

Pych 27 juin 2008

bravo , je vois que tes cogitations ont abouti.
l'idée des cables fixés aux rails de fargue est séduisante, vivement les essais grandeur nature. j'observe que l'espace entre les deux points servant à maintenir lateralement le mat n'a pas une importance extrème, plus c'est large mieux c'est, mais il ne serait pas grave de reduire la distance de 15 à 20 cm. Par contre, La position du point F est essentielle pour maintenir la section FD en tension. S'il faut que CDF soit inférieur à 180° plus le point F est sur l'avant, mieux on est. Sur le start 6 on pourrait fixer F sur le pied de balcon avant, ou sur les taquets d'amarrage, ou encore sur la ferrure d'étai et E en pied de chandelier. quitte à maintenir l'écartement entre les deux points D grace au tangon de spi,qu'en penses tu?
Un avantage, pour les propriétaires de start 6. L'emplanture possede un axe juste sur l'arriere du mat et on peut le mettre en place avant de commencer le relevage. La pièce que tu as concue est donc inutile sur le start 6, par contre, pas question d'avoir un reglage sur la position du pied de mat comme sur le Bahia, ou il peut apparement avancer ou reculer un peu.

Eric à Alésia 27 juin 2008

Salut PYCH,

Je crois que tu as lu un poil trop vite Wink
l'emplanture de mât n'est pas réglable sur le Bahia mais est aussi articulée, mais articulation de piètre qualité, (voir les deux premières photos), d'où mon besoin de ces pseudo jumelles.
Dans le principe, oui, plus le pt F est à l'avant et le mieux c'est, sauf que si on le rapproche trop de l'étrave on referme un autre angle (l'angle entre la patte d'oie de contrôle et le mât) d'où une perte d'efficacité du maintien latéral.
Par contre l'arrière du balcon ou le taquet (selon sa position) peut être la solution pr éviter des cadènes.
Mais le maintien de l'écartement avec le tangon, cela commence à me faire peur car en plus il faut immobiliser le tangon transversalement...

Pych 30 juin 2008

Eric,
je reviens sur notre echange concernant le relevage du mat. Domage que vous ne puissiez pas régler l'emplanture, ce serait mieux. Sur le start 6 on a un peu plus de chance (enfin sur le mien), le pied de mat est soudé sur une plaque métal, rectangulaire dont la largeur correspond à celle du mat , et la longueur est égale à la longueur du pied de mat, plus 1 cm environ sur l'arriere. Ce centimetre présente un tube plus petit d'environ 1 cm de chaque coté que la plaque . De l'autre coté, re-piece d'emplanture, avec une platine, et un tube en deux parties correspondant aux deux centimetres manquant.
Lorsque le mat est sur le pont, il faut faire coïncider les trois trous, qui forment un tube dans lequel on glisse (c'est souvent en force) une tige inox du diametre exact. celà constitue l'axe de rotation du mat, environ 7 cm de long et diametre 6 mm. L'axe semble donc être plus fiable, et me parait équivalent à celui de tes jumelles. celà ne m'empêche pas d'avoir peur de tout voir basculer à droite ou à gauche, car si le mouvement s'amorce, je ne donne pas cher de mon axe, ou des fixations des plaques sur le pont ou sur le mat.
pour le "fun" comme diraient mes filles: (pour le plaisir de la discution) je prolonge:
Pour le point F, certe le ramener au pied de balcon ou à la piece d'étrave va refermer l'angle de la patte d'oie, et la rendre un peu moins "fiable", mais ce ne sera que de quelques degrés, on pourrait le dessiner sur le plan de pont du bahia dont tu dois avoir comme moi un exemplaire sur la doc du Bahia. L'important , c'est le point E de ton schema et la droite EC, qui elle fixe l'écartement des deux points D. tant que l'angle en F (Dbabord-F-Dtribord) n'est pas plus fermé que l'angle en C, en gros tant que la ditance de ton axe au point C est plus courte que la distance de l'axe au point F (unique ou double, il n'y a pas d'incidence sur l'écartement des deux point D.
Enfin en ce qui concerne le tangon, le seul risque réel est de le voir riper d'un seul coté sur le segment DF. deux serre cable délimitant un espace de 1 cm sur les 2 segments DF permettraient de le bloquer. Pas de risque qu'il se déporte à droite ou à gauche, si ED et EF sont tendus. mais passons, il ne me semble pas necessaire compte tenu de ce qui précede.
Enfin, pourquoi ne pas remplacer ton palan par une piece de 1 metre environ terminée en fourche, fixée sur les jumelles, et modifiant l'angle de tire de la drisse, celà te permettrai sans doute de ne pas avoir à monter le palan. ce serait un peu plus encombrant dans la voiture, mais de toute façon elle reste à quai....
Amitiés
PYCH

Milo 30 juin 2008

PYCH, je serai curieux de voir quelques photos du pied de mât et de la platine de ton bateau. J'ai semble t'il un montage différent (photos à venir)

Start6valence 30 juin 2008

1- Liaison mât/pont

Sur mon START 6, la liaison est réalisée par les deux pièces moulées en alliage d'aluminium suivantes:

- Le pied de mât formant une articulation chape à l'arrière.

- La semelle formant une articulation tenon.
- Un boulon traverse le tout

Cela semble un peu fragile

Exactement comme éric à alesia

Eric à Alésia 30 juin 2008

Ouh là là! tu fumes PYCH tellement ça chauffe!!!
Bon j'ai lu et relu, même refait mon schéma pr l'avoir sous les yeux en même temps que ton texte et j'ai tout compris
Effectivement ton articulation de mât est bien plus fiable que la mienne et en principe ne justifie plus un système de jumelles.
Bien sûr si malgré tout ça part de travers je pense alors (comme sur mon canot ) que c'est le pont qui s'arrachera localement
Sur Heo un matelot m'avait aussi suggéré l'idée de gréer une bigue facilement sur les deux vis de l'avant.
Je n'y avais pas pensé, mais je crois qu'un palan serait quand même nécessaire mais finalement cela n'est pas nécessaire car avec le palan l'effort de levage est faible dès que le mouvement à été amorcé depuis le cockpit (je suis grand et ça aide bien).

Yann 6 sep 2010

Bonjour à Eric, plus particulièrement,
Pour le mâtage en solo. j'ai réalisé une pièce en acier métalisée quasi identique à la tienne. Pour le montage de l'embase de rotation, as tu renforcé le pont ou bien fixé une contre plaque intérieure?
Merci

Eric à Alésia 6 sept 2010


Salut Yann,

Pr fixer la chape en alliage d'alu servant d'articulation, je n'ai fait aucun renfort, ni même posé de contre plaque mais seulement des rondelles larges sous (ou plutôt sur puisque le montage est intérieur) les têtes de vis. Je m'étais posé la question puis finalement j'ai fait ce choix puisque les efforts sont faibles:
L'articulation ne supporte verticalement au maximum que le poids du mât et longitudinalement que l'effort exercé par le palan de relevage. Comme je relève le mât à la main depuis le cockpit jusqu'à être debout sur le roof (le palan ne sert à ce moment que d'anti-retour) l'effort longitudinal de la dernière phase est faible et l'articulation finalement peu sollicitée.
Ce montage s'avère suffisant à l'usage.
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